20.03.2008

Par le corps de la terre

453d098d4f9a53873f58cedce1eb9bf5.jpgL'homme, humain, suit les pas de Dieu.
Acceptant son obscurité, tu dois lui apporter la lumière.
Acceptant son chagrin, tu dois lui apporter la félicité.
Dans le corps de la Matière, trouve ton âme née au ciel.

Sri Aurobindo
Savitri

09.03.2008

L'habitat et la vie

d448b903276e8b0ac4ba94222bf3e380.jpgChez l'homme, comme pour tout ce qui vit, il nous faut distinguer entre l'essence, comme modalité de sa participation à l' Etre inconditionné, et la forme d'être-là par laquelle l'Etre se révèle dans les conditions de l'espace et du temps et, d'une manière conditionnée, apparait.
La forme d'être-là qui témoigne de l' Etre en l'homme est le moi conscient de soi et de son monde.

Dürckheim

08.01.2008

Le Maitre

bc874e2572b2b3ad38ba1e033a4402e3.jpgLe Maitre le plus grand est bien moins un instructeur qu'une Présence qui répand la conscience divine et la lumière , le pouvoir, la pureté et la béatitude dont elle est faite sur tous ceux autour de lui qui sont réceptifs.

Sri Aurobindo

Peinture : Sujata Bajaj
"à propos" : peinture RAZA

15.12.2007

Prakriti

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L'Un a fait le monde de la Matière son point de départ,
Il a fait du Rien sa chambre de vie
Et de la Nuit un processus de la lumière éternelle
Et de la mort, un éperon vers l'immortalité.
Dieu a caché ses yeux et couvert sa tête sous un capuchon de Matière,
Sa conscience a plongé dans les profondeurs de l'insconcient,
La toute connaissance semblait une énorme ignorance noire;
L'infinité prenait la forme d'un zéro illimité.

Sri Aurobindo
Savitri

Peinture Sujata Bajaj /Fire

04.12.2007

Terre nouvelle

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Celui qui s'éveille vraiment à la voie et obéit à l'appel de la vie initiatique entre dans un pays entièrement nouveau. Tout, absolument tout, est différent. Différent par sa qualité, par son sens et par l'objet de sa connaissance. Différent aussi par l'appel à un certain comportement et une certaine relation aux autres et à toute l'existence.
Le débutant sur le chemin foule un sol neuf - plein de surprises, de tentations et de dangers. Beaucoup de choses l'effrayent, d'autres lui paraissent profondément familières. Au début, il est naturellement suspendu entre deux univers, entre la promesse et les exigences du nouveau et le poids de l'ancien monde habituel, entre l'esprit d'aventure qui le pousse vers l'inexploré et le besoin de sécurité qui le rappelle à ses habitudes; entre l'impulsion de forces encore inconnues et la fidélité aux anciennes valeurs. Tout dépend alors d'une décision sans équivoque et de la ténacité mise à l'exécuter. Il faut oser sortir des étroites frontières d'un ordre rassurant pour entrer dans le vaste domaine de la liberté qui ne comporte aucun système de sécurité; accepter le risque de désobéir à l'ordre et aux lois établis pour obéir à l'inouï dont la promesse et l'exigence jaillissent du coeur de l' Être essentiel, abandonner le réseau des relations humaines superficielles bien organisées pour affronter la solitude qui va de pair avec la profondeur, celle où seuls trouvent leur place les contacts qui laissent résonner sa voix secrète. L'éveillé à la voie est devenu citoyen d'un autre royaume, qui n'est pas de ce monde, celui de son origine vers lequel il commence à retourner. Ses seuls liens authentiques l'attachent à ceux qu'il sent être ses frères et soeurs en l'Être.
Le pays nouveau où il pénètre est toujours un pays de révolutionnaires. Les systèmes existants ne sont plus reconnus que s'ils préparent un renouveau. S'ils oppriment ce qui porte le futur, ils sont combattus. L'homme initié est un foyer de troubles. Rien ne l'immobilise, même et surtout le fait de trouver, au cours de son évolution, l'objet de sa constante recherche. Il donne raison, lui aussi, à la sagesse bouddhiste : "Si tu arrives à un endroit où tu ne trouves pas Bouddha, dit-elle, marche plus loin. Mais si tu arrives à un endroit où tu trouves Boudha, cours plus loin."
La vie initiatique est toujours surprenante et dangereuse, pour les ennemis, pour les amis et pour soi-même.

K. G. DURCKHEIM

Peinture : Lise Guilbert Gauvin _ Vers l'inconnu

22.09.2007

Hommage commun à Mutti

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Face à Face permanent,
au sein même de l'impermanence,
avec toutes les expressions du Soi en Soi...

L'autre ...
Miroir offert
pour percevoir aussi bien le reflet de nos propres malaises
que pour en percevoir l'indicible beauté...

Reflets incessant dans le Miroir,
le Face à Face se présente incessamment
tel un enseignement,
en direct.

Muttifree

Peinture : Picasso

21.08.2007

Impermanence

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A partir d'où peut-on avoir conscience de l'impermanence, si ce n'est du sein de la grande Immobilité?

Jacques Vigne

05.07.2007

Hommage pour une Naissance

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La vie, et non quelque Au-delà lointain, silencieux et hautement extatique, la vie seule est le champ de notre yoga. L'objet central de ce yoga est de transformer notre manière humaine superficielle, étroite et fragmentaire, de penser, de voir, de sentir et d'être, en une conscience spirituelle vaste et profonde, en une existence intérieure et extérieure intégrée, et notre vie humaine ordinaire, en une divine manière de vivre.
Le moyen d'atteindre cette fin suprême est un don de toute notre nature au Divin.

Sri Aurobindo
La voie de la Guîta.

Peinture : Klimt -La vie-

28.06.2007

Le bonheur

f53abc24e2580f1cde9d96c333777dee.jpgEn Juin, l’herbe pousse, les feuilles croissent.
Autour de ma cabane, les arbres font de l ombre.
Les oiseaux sont contents d’avoir leur refuge,
Et moi je suis content d’avoir un pauvre toit.
Quand j’ai sarclé mon champ et tisse mon lin
Je prends un livre et m’en vais lire à l’ombre.
Il y a des ornières dans mon étroit chemin
Et parfois la charrette des amis doit faire demi-tour.
Je me verse une tasse de vin du printemps
Et vais cueillir une laitue fraîche au potager.
Une petite pluie vient de l’est
Puis un vent doux abat la pluie.
Je lis les chroniques des temps très anciens,
Je regarde les images du vaste monde.
Je dis oui à l’univers. Si cela n’est pas
Le bonheur, où donc est le bonheur ?


T’ Ao Yuan-Ming (365-427)

22.06.2007

Accepter sa "médiocrité"

medium_médiocrité.jpgLa voie de la libération et une voie de la réconciliation. Une voie qui ne consiste pas à devenir parfait, nul ni est tenu, mais à accueillir l’ainsité de l’être en toute harmonie. La volonté de devenir parfait est une source de dualité et de tourment. Chercher à devenir parfait, c’est nier le caractère sacré de notre singularité, de notre « médiocrité ». En d'autres termes, c’est nier ce qui résulte de notre communion avec le monde. Mais il ne s’agit pas non plus de s’auto-flageller et de se complaire dans cette « médiocrité » ; il s’agit simplement d'accueillir sans jugement toute manifestation de vie, y compris « celle que l’on qualifie de médiocre ». C’est dans la parfaite disponibilité à l’égard du manifesté sous toutes ses formes qu'est possible un accomplissement. En somme, la seule perfection à laquelle on puisse prétendre réside dans l'acceptation sans réserve de ce qui parait imparfait. C'est en cela que réside le salut.


Aksysmundi
L'instant sacré

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