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31.10.2006

Promenade souterraine

Salut ami lecteur, prend donc ma main, je t'emmène en balade. Non, ne t'encombre pas, seuls tes yeux, ton intuition et ton cœur suffiront, surtout laisse l'intellect dans son bac à sable, il ne sera d'aucune utilité dans cette promenade. "Où va-t-on?" Me demandes-tu; mais l'ami, on va faire un tour au fond de toi, voir comment le ciel respire sous ses oripeaux dont tu t'encombres tous les jours pour rien. Allez, on y va? C'est parti, respire, écoute ton souffle, s'il est agité, fais une petite pause pour le calmer, tiens, pense à une plage de sable bleu, une légère brise te caresse le visage, tu inspires, ça va, le souffle est paisible? Reprenons, marchons lentement, traversons cette caverne, ne regarde pas sur les côtés, ce ne sont que des ombres imaginaires; tu vois, ici, on sort de la caverne, as-tu remarqué comme l'air y est fluide et frais, vérifie ton souffle, toujours paisible? S'il ne l'est pas, faisons une petite pause, soyons donc au milieu des geysers de pétales verts de mon pays, des souffles tranquilles qui retombent en caresses sur ta peau, ta respiration est bonne? Le cœur est paisible? Reprenons, ici, ne regarde pas vers le bas, tu aurais le vertige, d'accord le pont est invisible mais regarde-moi, je marche sur cet invisible, n'aie donc pas peur, sens la sensation de légèreté, tu es loin maintenant des ballots que nous avons laissés dans la caverne. Regarde-moi, souris-moi, encore, voilà, j'aime voir ce léger sourire sur tes lèvres, si je le pouvais, je t'embrasserais, d'un de ces baisers qu'on emprunte à la brise de printemps. Continuons, sens-tu la chaleur douce qui monte en toi, écoute ton cœur, respire tranquillement, écoute, les nuages nous bercent, n'aie pas peur, sens la chaleur de ma main dans la tienne, encore quelques lignes et nous serons arrivés, regarde là-bas, la brume, milliards de perles de velours qui nous accueillent, laisse-toi faire, elles ne sont là que pour te détendre, écoute ton cœur, ça va? Le souffle, toujours paisible? Tiens, regarde, un escalier, quelques marches qui descendent lentement, un siège, assied-toi, respire, sens-tu la douceur en toi? Vois-tu cette lumière diffuse et tendre qui t'entoure? Je te laisse profiter du moment, au milieu de ce rien qui t'envahit et dans lequel tu rayonnes de la tendresse de l'enfant qui retrouve le sein qui l'a nourri, tu me raconteras à l'occasion. Prend ton temps, c'est ici qu'est l'Amour.


De gmc.blogspirit.com

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