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29.05.2006

Le cercle

On peut dire que c’est vraiment quand le cercle sera achevé et que les deux extrémités se toucheront, quand le plus haut se manifestera dans le plus matériel _ la suprême Réalité au centre de l’atome_, que l’expérience sera vraiment concluante.
Il semble, que l’on ne comprend jamais vraiment que lorsque l’on comprend avec son corps.

La Mère

12:51 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Spiritualité

28.05.2006

L'immense besoin

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Chaque trébuchement allume une flamme de souffrance et fait comme une trouée de lumière en bas; chaque faiblesse est un appel de force, comme si la puissance de la chute était la puissance même de l'élévation; chaque imperfection, un creux pour une plénitude ronde - il n'y a pas de péchés, il n'y a pas d'erreurs, il n'y a que des misères infinies qui nous obligent à nous pencher sur toute l'étendue de notre royaume et à tout embrasser pour tout guérir et tout accomplir.
...
Il y a une vérité d'Amour derrière le mal. Plus on descend vers les cercles infernaux, plus on découvre l'immense besoin au fond du Mal, et que l'on ne peut rien guérir sans une intensité semblable.
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Satprem

15:30 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Spiritualité

25.05.2006

Les yeux grands ouverts

C'est dans l'état de veille que la réalisation doit venir et durer si l'on veut qu'elle soit une réalité de la vie ...
Les expériences et la transe yogique ont leur utilité pour ouvrir l'être et la préparer, mais c'est seulement quand la réalisation est constante, les yeux grands ouverts, qu'on la possède vraiment.

Sri Aurobindo

21:43 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Spiritualité

24.05.2006

Le feu de besoin

Il faut un feu de besoin, quelque part dans le cœur. Le besoin a toujours été la clé, partout et toujours. On ne devient que selon son besoin. Quand une espèce est en train de mourir, il faut un autre oxygène, quelque chose d’autre qui fera qu’elle survivra… Il s’agit d’un besoin d’être, besoin d’une réalité concrète au milieu de la ruée des choses, d’une permanence légère au milieu de leur épaisseur, d’une lumière douce au milieu de l’obscurité… Ce besoin est un feu qui nettoie, purifie.


Satprem

14:42 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Spiritualité

23.05.2006

Le Maître intérieur

Il n’est pas nécessaire de rencontrer un maître, ni qui que ce soit. Il n’y a qu’à promener dans sa vie son besoin d’être, son feu d’être. Ce besoin, c’est le gourou en personne, c’est le Divin au fond de soi, c’est la Lumière même au fond de soi-même. Qu’a-t-on besoin d’aller écouter la bonne parole de celui-ci ou de celui-là ?


Satprem

21:41 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Spiritualité

La nostalgie

Lorsque la nostalgie du retour à la source devient irrésistible, l'Homme se met en chemin, il ne peut faire autrement !
Et c'est alors qu'il reçoit l'aide dont il a besoin:
c'est la règle en ce monde.

Michèle Mattern

12:06 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Spiritualité

19.05.2006

Le paradoxe

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Si on était tous déjà arrivés, à quoi bon parler d'éveil. Il n'y aurait plus de distinction entre la veille et le sommeil. Tout ne serait qu'un jeu de mots. De fait, c'est bien plus que cela, même si les mots sont décidément bien trompeurs. Car le sommeil, ou plutôt le rêve de l'ego, c'est toujours l'espoir d'arriver quelque part. Alors que l'éveil, c'est réaliser, tout-à-coup, qu'il n'y a nulle part où arriver, que tout est déjà là, depuis toujours. L'éveil se déroule bien dans le temps; il y a donc bien un moment où il survient, et lorsqu'il survient, on peut dire qu'on a atteint un but. Mais ce but, et c'est là le paradoxe (le paradoxe ultime qui résout en lui-même toutes les ambiguïtés de la conscience humaine), c'est de réaliser que ce qu'on cherchait à l'extérieur se trouve en fait à l'intérieur, qu'on est soi-même la réponse qu'on cherchait, mais qu'on ne voyait pas, parce qu'on n'était qu'une machine à poser des questions, braquée sur les questions et attendant les réponses. L'éveil, c'est passer de l'immobilité totale d'un regard braqué sur l'extérieur, à un mouvement actif de soi-même, un mouvement aussi léger soit-il, qui fasse prendre conscience de cette présence intérieure qu'on est à soi-même, une présence que le poseur de question ne soupçonnait même pas, et qui pourtant était déjà là.
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de café-eveil.org

10:34 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

16.05.2006

Le Miracle de la Naissance

Je vis mon âme voyageuse au long du Temps,
De vie en vie le chemin cosmique par elle parcouru,
Obscure dans les profondeurs, sublime sur les cimes,
Évoluant depuis le ver et devenant le dieu.

Étincelle du Feu éternel, dans la matière elle vint
Construire une demeure à Celui sans naissance.
L'inconsciente Nuit sans soleil reçut la flamme
En la semence brute des choses muettes sans espoir.

La Vie donna l'élan, la Pensée la lumineuse forme,
Jusqu'à ce que sur la terre inanimée et nue,
Née à la somnambule Nature en son sommeil,
Une créature pensante puisse espérer et aimer.

Et toujours à pas lents le miracle progresse,
Naissance de l'Immortel en la pierre et la boue.


Sri Aurobindo

11:04 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Spiritualité

15.05.2006

Liberté et action

Le travail en tant qu'action est souvent utilisé en tant que compensation.

Une sensation de manque est présente.

La confrontation avec cette sensation est évitée par une série d'actions qui réduisent le niveau de tension.

Si cette possibilité de compensation n'est plus possible, le sentiment de manque refait surface.

Est-il possible de découvrir un nouveau type d'action qui ne soit pas une compensation, c'est à dire qui ne soit plus basée sur le faire ?

Lorsque nous sommes réellement présents à ce que nous faisons, nous perdons la notion d'un devenir.

L'intention s'estompe pour laisser place à l'attention.

Cette qualité d'attention émerge lorsque l'habitude d'anticipation disparaît.

Nous pouvons noter que notre fonctionnement ordinaire est imprégné par une tendance à anticiper le moment suivant. Cette habitude est liée à un besoin psychologique de sécurité.

Lorsqu'il est vu que la seule sécurité réside dans la tranquillité, le besoin d'anticiper cède la place à une présence à ce qui est.

Le travail perd alors son caractère de compensation pour devenir une expression de l'amour.

Aimer le travail non plus pour ce qu'il apportera, mais pour la joie d'exprimer l'amour et la beauté.

Chaque mouvement, regard et parole deviennent ainsi un hymne à la présence.

Le travail prend alors un caractère sacré, expression d'une qualité d'être libérée de la tension et de l'intention.

Travail et méditation sont aussi indissociables que l'inspir de l'expir. Ils sont l'expression d'un même souffle.

La transcendance de l'acte libéré de l'acteur prend toute sa beauté dans la simplicité et la justesse du geste.

L'objet laisse sa place au sujet, le faire à l'être.



Jean Marc Mantel

21:27 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Spiritualité

09.05.2006

Mahâkâli

Non l'étendue mais la hauteur, non la sagesse mais la force et l'énergie sont ses pouvoirs particuliers. Il y a en elle une intensité écrasante, une puissante passion de force d'accomplissement, une divine violence s'élançant pour briser toute limite et tout obstacle. Sa divinité entière bondit dans une splendeur d'action tempétueuse; elle est pour la promptitude, l'opération immédiatement efficace, le coup rapide et direct, l'assaut de front qui balaye tout devant lui. Terrible est son visage pour l'asoura, dangereuse et impitoyable sa disposition envers ceux qui haissent le Divin , car elle est la Guerrière des Mondes qui ne recule jamais devant la bataille. Ne tolérant pas l'imperfection, elle traite rudement dans l'homme toute mauvaise volonté et elle est sévère pour ce qui est obstinément ignorant et obscur; son courroux est immédiat et terrifiant contre la traîtrise, le mensonge et la méchanceté; le mauvais vouloir est à l'instant frappé par son chatiment. Elle ne peut tolérer dans le travail divin l'indifférence, la négligence et la paresse et elle fustige aussitôt, pour réveiller par la douleur, si besoin est, le dormeur intempestif ou le traînard. Les impulsions rapides, droites et franches, les mouvements sans réserve et absolus, l'aspiration qui monte comme une flamme sont la marche de Mahâkâli. Son esprit est indomptable, sa vision et sa volonté atteignent haut et loin comme le vol de l'aigle, ses pieds sont rapides sur la voie ascendante et ses mains se tendent pour frapper et secourir. Car elle est aussi la Mère; son amour est aussi intense que son courroux et sa bonté est profonde et passionnée. Lorsqu'il lui est permis d'intervenir avec toute son énergie, elle brise en un instant, comme des choses sans consistance, les obstacles qui immobilisent l'aspirant ou les ennemis qui l'assaillent. Si sa colère est redoutable pour l'hostile et la véhémence de sa passion pénible pour le faible et le craintif, elle est aimée et adorée par le grand, le puissant et le noble; car ils sentent que ses coups martélent et transforment en énergie et en parfaite vérité ce qui est rebelle dans leur matière, redressent ce qui est faussé et pervers et expulsent ce qui est impur et défectueux. Sans elle, ce qui est fait en un jour eût pu prendre des siècles; sans elle, l'Ananda pourrait être vaste et grave ou bien doux, tendre et beau, mais il perdrait la joie enflammée de ses intensités les plus absolues. A la connaissance, elle donne une puissance conquérante; elle apporte à la beauté et à l'harmonie un mouvement élevé et ascendant, et confère au lent et difficile labeur vers la perfection une impulsion qui multiplie le pouvoir et raccourcit le long chemin. Rien ne peut la satisfaire qui n'atteigne les extases suprêmes, les hauteurs les plus sublimes, les buts les plus nobles, les perspectives les plus vastes. Donc, avec elle est la force victorieuse du Divin et c'est par la grâce de son feu, de sa passion et de sa rapidité que le grand accomplissement peut prendre place maintenant au lieu de plus tard.


Sri Aurobindo

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La douleur

La douleur résulte d'un choc, c'est l'ébranlement momentané d'un esprit installé, ayant accepté la routine de la vie .


Krishnamurti

15:05 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Spiritualité

08.05.2006

Evolution

Une évolution spirituelle, une évolution de la conscience dans la matière, assumant des formes en constant développement, jusqu'à ce que la forme puisse révéler l'Esprit qui l'habite, telle est la note dominante, le mobile central significatif de l'existence terrestre.

Sri Aurobindo

21:16 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

04.05.2006

Surrender

Je meurt,
Je s’use…

A force d’étouffements
Et de ne pouvoir Etre pleinement.

Derniers soubresauts
Peut être….
Derniers martèlements
Peut être …

Un cœur bat
Etrange foetus.

Une vie se ferme,
Une autre s’ouvre.
Rien ne change,
Sauf ce regard.

Etrange respiration
Etrange mue

SURRENDER dit la petite voix.

17:20 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

03.05.2006

Contenir l'éveil

...
L’éveil n’a pas de degrés, il est ou n’est pas. Mais apprendre à le contenir, c’est comme apprendre à jouer d’un instrument: on n’a jamais fini d’en explorer toutes les harmoniques, et chaque pas nouveau qu’on fait nous en dévoile une nouvelle profondeur. C’est comme marcher dans un paysage. Du point où l’on se trouve, on embrasse tout l’horizon, rien de ce qui nous entoure n’échappe à notre regard. Et pourtant, sitôt qu'on se remet en route, c’est un nouvel horizon qui ne tarde pas à se dévoiler: total lui aussi. Mais pour le découvrir, il faut avoir avancé. Avec l’éveil c’est pareil, à la différence près que la progression n’est pas facultative. Dès qu’on croit être arrivé, on le perd. Il n’existe que dans l’abandon à ce qui vient, et pour cela, il faut avancer, prendre le risque de l’inconnu, de ce qui est devant soi mais qu’on ne voit pas encore.
...

De Café-eveil.org
mes remerciements à Joaquim

16:05 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note