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29.04.2006
Un jour, tu verras ...
Un jour, tu verras…
Nous nous rencontrerons vraiment.
Que verrons-nous alors de nous ?
Un corps-icône derrière lequel transparaît
notre Immensité sans visage,
Immensité d’être que nous sommes depuis toujours.
Un jour, tu verras...
Nous nous sourirons vraiment.
Sourire délicieux de la Vie Une que,
dans le secret de notre cœur,
nous sommes depuis toujours.
Un jour, tu verras...
Nous nous parlerons vraiment,
et ce que nous entendrons de nous
sera l’écho inspiré du silence éternel,
matrice d’un Penser créateur,
d’une parole de vie qui chante
Un jour, tu verras...
Nous nous reconnaîtrons enfin
et nous nous offrirons des poèmes,
des chants de célébration,
pour la seule joie d’un partage sans rime ni raison.
Oui, un jour, mes sœurs et mes frères,
nous nous rencontrerons,
nous nous sourirons,
nous nous parlerons en toute simplicité,
dans une merveilleuse complicité d’être,
faisant éclater au grand jour
ce que nous sommes depuis toujours :
L’Amour, oui… partout l’Amour.
Un Amour immense qui s’aime partout,
pour la seule joie de se célébrer partout,
dans tous les cœurs, les corps et les esprits,
en toute innocence et toute gratuité.
Oui, un jour, nous verrons ce qu'aujourdh'ui
nul n'ose encore imaginer :
nous verrons de nos yeux dessillés
l’inaltérable beauté de l’Un dans tous les corps de ce monde.
Nous nous contemplerons comme le corps de l’Un
et nous nous reconnaîtrons comme Lui, comme Son unique corps,
Lui que nous sommes amoureusement, joyeusement, depuis toujours.
De mouniprema
( avec mes remerciements )
15:58 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Les saisons de l'âme
Il est des saisons de l'âme - des saisons de préparation non illuminée et des saisons de croissance illuminée -, il est des sommets de possession illuminée plus ou moins prolongée, des moments de l'âme, fugitifs comme l'éclair, et qui pourtant changent tout l'avenir spirituel, et des moments aussi qui s'étendent sur bien des heures humaines, des jours, des semaines, dans une lumière constante ou dans le flamboiement du Soleil de Vérité. Une fois qu'elle s'est tournée vers Dieu, l'âme grandit à travers toutes ces expériences et peu à peu s'approche de la permanence et de la perfection de sa nouvelle naissance et de son existence réelle.
Aurobindo.
13:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28.04.2006
C'est l'heure
Quand plus aucun mets ne me rassasie,
que plus aucune boisson ne me désaltère,
et que tous les désirs me laissent vide,
dans la nostalgie douloureuse d'autre chose,
je suis alors arrivé au bout de l'impasse
de ce que je croyais être moi-même.
C'est l'heure soudain de l'ultime aspiration vers ce que Je suis
qui ne dépend pas des circonstances agréables ou pénibles.
C'est l'heure où je me sens perdu,
où le monde et tout ce qu'il m'offre
est comme noyé dans une profonde lassitude.
Une lassitude qui a la saveur d'un appel
vers un Amour tout autre.
Un Amour infini qui me désaltère, me nourrit enfin.
Un Amour qui a le goût de ce que Je suis.
Un Amour qui me révèle que je suis ma propre faim,
ma propre soif, un Fond insondable où je suis incapable
de me saisir, de me définir
et où la peur de mourir n'existe pas.
La peur de la mort vient de l'attachement
à mes innombrables identités qui appartiennent à ce monde.
Mais ce que Je suis n'appartient pas à ce monde.
L'étoffe de mon être est une Paix immuable
au sein de laquelle respire un Amour sans objet
et où mourir à chaque instant à ce qui me traverse,
c'est être intensément VIVANT de cette Vie
qui ne connaît pas la mort.
Quelle grâce, ami, de ressentir ce manque.
Le manque est le signe d'une soif authentique.
Le signe que je suis encore vivant
et que je ne vis pas comme un mort parmi les morts...
La mort n'est pas ce que l'on croit.
Cette vie de distractions où je passe d'un plaisir à un autre
est une mort pour celui qui est vivant.
La vraie Vie est ce que Je suis : pure vacuité.
Je suis la Vie nue qui ne repose sur rien ni personne.
Je suis comblé par mon propre Fond,
rempli d'un Amour sans cause,
reposant sur moi-même
qui n'est rien de ce que peut penser la pensée.
Je suis ce Moi impensable,
qui n'appartient à personne
et à travers lequel sonne le Verbe créateur.
Ce Moi, c'est toi, ami,
maintenant ou jamais.
De Mouniprema
09:22 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25.04.2006
Etre Créatif
Etre créatif, dans le vrai sens de ce mot, c'est être libéré du passé d'instant en instant ; car c'est le passé qui constamment projette son ombre sur le présent.
Krishnamurti
13:10 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
24.04.2006
Sans Toi
Sans Toi... Je ne suis rien
Qu'une âme à la dérive
Qui geint quand la nuit vient
Qu'une âme... qui délire.
Sans Toi... Rien n'est pareil,
Même le chant des oiseaux,
Même le soleil,
Rien n'est beau.
Sans Toi... sans ton souffle
Qu'une pauvre hère
Qui s'essouffle
Et se terre...
Sans Toi... Soleil de ma vie
Rien ne m'égaie
Trop seule dans la vie.
Tout se tait...
Mon coeur pleure et languit
Ma beauté se fane
Mes yeux sans vie
N'ont plus de larmes...
Seules compagnes de ma solitude...
Roses rouges, roses roses
Embaument ma demeure
Roses rouges, roses roses
Doucement se meurent...
Sans Toi... doux murmure
De mon âme
Sans Toi...
Je fane...
(1983)
J'ai relu ce poème que je partage avec vous... Je me souviens... Combien ma vie était fade quand la voix aimée cessait de murmurer à mon âme la douceur de la connaissance. Sans Lui, aucune vie n'eut été possible pour moi... Le chemin est douloureux quand l'absence se fait sentir... Certains mystiques ont appelé cela "la nuit de l'âme"... c'est bien la nuit qui m'entourait alors et je croyais impossible de vivre, un jour, dans la Lumière...
Les rencontres que je fis m'ont soutenue dans cette démarche vers la Liberté...
Il ne faut jamais désespérer lorsque la vie nous malmène... mais attendre patiemment et mettre tout en oeuvre pour qu'elle nous aime...
"Le bonheur aime les gens heureux"... "l'argent attire l'argent"... La vie aime ceux qui l'aiment...
C'est parce que notre attention est tirée vers le haut que nous arrivons à vaincre les difficultés et les doutes...
Rester positif, quoi qu'il arrive... c'est le Chemin de la Connaissance
Aditi
De planeteorynx.over-blog.com
11:55 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22.04.2006
L'idéal
...
Quand elle veut construire l'éternité avec la poussière,
La pensée de l'homme peint des images que l'illusion encercle;
Prophétisant des gloires qu'elle ne verra jamais,
Elle travaille délicatement au sein de ses rêves.
Vois cette fuite de formes frangées de lumière,
Vêtements aériens de dieux sans corps;
Extase de choses qui ne peuvent jamais naître,
L'espoir chante à l'espoir un brillant choeur immortel;
Le nuage satisfait le nuage, le fantôme vers le fantôme soupirant
Se penche doucement, doucement il est saisi ou doucement poursuivi.
Telle est la substance dont l'idéal est formé;
Son constructeur est la pensée, sa base est le désir du coeur,
Mais rien de réel ne répond à leur appel.
L'idéal n'habite pas le ciel, ni sur la terre,
Un délire scintillant de l'ardeur humaine d'espoir
Ivre du vin de sa propre fantaisie.
C'est la trainée brillante d'une ombre de rêve.
L'erreur de ta vision construit les cieux d'azur,
L'erreur de ta vision a dessiné l'arc-en-ciel;
Ton aspiration mortelle a fait pour toi une âme.
Cet ange dans ton corps que tu appelles amour,
Qui forme ses ailes avec les nuances de tes émotions,
Est né dans un ferment de ton corps
Et avec le corps qu'il l'abrite, il doit mourir.
C'est la passion de tes cellules assoiffées,
C'est la chair qui appelle la chair pour servir sa luxure,
C'est ton mental qui cherche la réponse d'un mental
Et rêve un instant qu'il a trouvé son compagnon;
C'est ta vie qui demande un appui humain
Pour soutenir sa faiblesse isolée dans le monde
Ou qui nourrit sa faim sur la vie d'un autre.
Une bête de proie qui s'arrête dans sa promenade,
Elle se tapit sous un buisson en fleur splendide
Pour saisir un coeur et un corps pour s'en nourrir:
Cette bête, tu la rêves immortelle et un dieu,
O mental humain, vainement tu tortures
La fécilité d'une heure pour l'étirer jusqu'à l'infinité
Et son long vide et remplir ses gouffres sans forme et sans passion,
Persuadant l'Abîme insensible
De prêter l'éternité aux choses périssables,
Et tu dupes les mouvements fragiles de ton coeur
Avec la feinte d'immortalité de ton esprit.
Tout ce qui émerge ici est né de Rien .
...
Savitri
livre X chant II
17:49 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21.04.2006
Transformation psychique
C'est seulement quand l'homme s'éveille à la connaissance de l'âme et qu'il sent le besoin de l'amener à la surface et d'en faire la maîtresse de sa vie et de son action, qu'une méthode d'évolution consciente et plus rapide intervient et qu'une transformation psychique devient possible.
Aurobindo
13:25 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
19.04.2006
L'éveil
L'expérience de l'éveil ne fait pas encore un éveillé.
Aussi faut-il que l'homme qui a fait l'expérience se mette en chemin pour devenir et être, petit à petit, celui qu'il a reconnu le temps de l'expérience.
Dürckheim
12:57 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
07.04.2006
Etre en accord
Etre en accord avec l'Etre ne signifie pas être dans un état de perfection. Vouloir atteindre la perfection est une erreur que ne doit pas commettre celui qui est en chemin. Notre vérité est souvent assez misérable, en rapport avec notre idéal.
Etre relié à la transcendance ne signifie pas que nous réalisions de manière parfaite " ce que doit être un homme", mais avoir la force de nous voir dans notre vérité du moment.
La transcendance ne se manifeste pas quand nous dépassons le niveau humain mais précisément là où nous reconnaissons ce niveau humain, lorsque nous reconnaissons notre faiblesse.
Durckheim
17:20 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
03.04.2006
Quel que soit ...
Quel que soit le chemin que prennent les hommes
C'est mon chemin.
Peu importe où ils vont
Ce chemin mène à moi.
Bhagavadgita
19:33 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
01.04.2006
La solitude
La solitude en tant que moyen de cultiver la sensibilité est une nécessité.
J. Krishnamurti
19:34 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note